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MISERICORDE DIVINE

Miséricorde Divine

En ce temps de grâce et de lumière, nous vous invitons à entrer dans le mystère profond de la Miséricorde Divine.

À travers cet événement, nous souhaitons offrir à chacun un moment de recueillement, de paix intérieure et de rencontre personnelle avec l’amour infini du Christ. Dans un monde souvent marqué par l’agitation et les épreuves, la Miséricorde Divine se présente comme une source vivante de consolation, de pardon et d’espérance.

Rejoignez-nous pour vivre un temps fort de prière, de méditation et de renouveau spirituel, sous le regard miséricordieux de Jésus.

« Jésus, j’ai confiance en Toi »

TRIDUUM PASCAL 2026

LE TRIDUUM PASCAL

  • Jeudi Saint : dernier repas de Jésus, partage et Eucharistie

  • Vendredi Saint : mort de Jésus sur la croix, silence et recueillement

  • Samedi Saint / Nuit de Pâques : annonce de la résurrection

  • Dimanche de Pâques : messe de la résurrection, célébration de la vie et de l’espérance

CRECHE DU MONASTERE DE TERREVILLE

✨ Mise en valeur de la Crèche du Monastère de Terreville

 

À l’occasion du temps de Noël, le Monastère de Terreville a accueilli une crèche traditionnelle réalisée avec soin, sobriété et sens du détail, fidèle à l’esprit spirituel et contemplatif du lieu.

Cette mise en scène met en lumière :

la Nativité (l’Enfant Jésus, la Vierge Marie, Saint Joseph), les anges, les bergers et les animaux, une scénographie harmonieuse mêlant lumières douces, éléments naturels (palmes, végétation, fleurs) et matières nobles.

L’ensemble crée une atmosphère : paisible et recueillie,propice à la prière et à la méditation, accessible à tous les visiteurs, petits et grands.

La crèche est installée dans un espace ouvert du monastère, favorisant la contemplation et le partage, tout en respectant la symbolique chrétienne et la tradition monastique.

MESSE DU JOUR

La Fête du Christ Roi de l'Univers

Nous venons de célébrer la solennité du Christ Roi de l’Univers, qui marque la fin de l’année liturgique. Autour de l’autel, dans la prière et le recueillement, nous avons reconnu le Christ comme Roi d’amour, de paix et de miséricorde. Cette célébration nous prépare à entrer dans le temps de l’Avent, période d’espérance et de préparation intérieure à la venue du Seigneur.

Mon seigneur Stanislas LALANNE

Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque émérite de Pontoise, nous fait la grâce de prêcher notre retraite annuelle.

Dans un climat de silence sacré et d’écoute intérieure, il nous accompagnera sur le chemin de la rencontre avec le Christ vivant. À travers ses enseignements nourris par l’Évangile, l’expérience pastorale et la sagesse de l’Église, il nous invitera à renouveler notre fidélité au Seigneur et à raviver le feu de la charité fraternelle.

Cette retraite est pour notre communauté un temps privilégié, un « désert » spirituel où la parole de Dieu peut descendre au plus profond du cœur et transformer notre vie. Durant ces jours bénis, nous voulons nous laisser façonner par l’Esprit Saint, purifier notre regard, approfondir notre prière et redécouvrir la joie simple et lumineuse de suivre le Christ.

Que ce temps de grâce soit une source de paix, de conversion et d’espérance, pour chacune de nous et pour tous ceux que nous portons dans la prière.

ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

15 AOÛT ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

L’Assomption, fête de lumière et d’espérance ✨
Chaque 15 août, l’Assomption de la Vierge Marie nous invite à lever les yeux vers le ciel. Symbole d’espérance, elle rappelle que la foi ouvre toujours un chemin vers la paix et la confiance.
De Lourdes à Chartres, de Lyon à des milliers de paroisses à travers le monde, cette fête rassemble croyants et visiteurs autour d’un même élan : célébrer la vie, la lumière et la famille.
Au-delà de la religion, le 15 août est aussi une fête populaire, un moment de partage au cœur de l’été, qui unit traditions spirituelles et joie conviviale.

LA MISERICORDE DIVINE

Dimanche de la Miséricorde divine

Le premier dimanche après Pâques, autrement appelé dimanche de Saint Thomas, l’Église universelle célèbre la fête de la Divine Miséricorde. Elle fut instituée il y a 20 ans par Saint Jean-Paul II, le jour de la canonisation de Sœur Faustine Kowalska.
Le Monastère les bénédictins de Terreville à célébrer cette messe Dimanche 27 avril 2025.

“Il n'est pas possible de penser à la Miséricorde Divine sans la Résurrection du Seigneur, car c'est le point culminant de la révélation de la Miséricorde de Dieu, l'ouverture à la vie éternelle, le don suprême que Dieu dans le Christ offre à l'homme, et Jésus est venu dans le monde précisément pour révéler le visage miséricordieux de Dieu.”

St Jean Paul IIPape (1978 à 2005)

VISITE DE L'ARCHEVÊQUE

Visite de l'Archevêque David MACAIRE

Nous avons eu l'honneur de recevoir au sein du Monastère les Bénédictins, l'Archevêque Mgr David MACAIRE, qui a aussi célébré la messe du dimanche, en cette entrée dans le Carême.

- Mars 2025

MESSE

PRÉSENTATION DE LA VIERGE MARIE AU TEMPLE

Homélie

Une Homélie forte où Mgr Martin ADJOU, nous a parlé de la Force de la Vierge Marie, notamment pour la construction de la Cathédrale au Bénin dans un lieu où trônait un arbre objet de cultes endogènes.

Moment en famille

Convivialité et partage

Adoration en présence du curé d'Ars.

Lundi 15 Avril 2024  de 14h00  16h00 a eu lieu l’exposition de la relique du Saint Curé d’Ars.

Nous avons commencé par une procession en chantant.

Ensuite à l’Église, le prêtre d’Ars, nous a raconté l’histoire de Jean-Marie VIANNEY le Saint Curé.

Nous avons eu une Adoration en présence de la relique du coeur du St Curé, lui qui adorait tellement Dieu.

« Je vous aime ô mon Dieu et mon seul désir est de vous aimer »

Procession

Procession vers l’église.

Exposition

Exposition de la relique du coeur du Curé d’Ars.

Encensement

Père Thierry encense l’autel où est déposée la relique.

DIMANCHE DE LA MISERICORDE DIVINE

Qu’est-ce que la miséricorde divine ?

Le Seigneur Jésus a exprimé ce désir pour la première fois à Sainte Faustine à Plock, le 22 février 1931, lorsqu’Il révéla sa volonté en ce qui concerne le tableau de Jésus Miséricordieux :

« Ce dimanche (premier dimanche après Pâques) doit être la Fête de la Miséricorde » (Petit Journal 49).

Cette fête de la Miséricorde Divine a été instituée par le Pape Jean-Paul II le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Sœur Faustine, à Rome. À cette occasion il déclara :

« Désormais, le deuxième dimanche de Pâques, dans toute l’Église, prendra le nom de “Dimanche de la Divine Miséricorde”. »

Monseigneur Pierre d’ORNELLAS, dans son livre consacré à saint Jean-Paul II, La Miséricorde dessine l’image de mon pontificat, écrit :

« Jean-Paul II a fixé la Fête au deuxième dimanche de Pâques. Selon la prédication des Apôtres, reprise par Jean-Paul II pour le monde contemporain, cette Miséricorde de Dieu se dit totalement dans la Croix et la Résurrection du Christ. » « Il était normal que la Fête de la Divine Miséricorde ait lieu le jour où l’Église fait mémoire de la Pâque de son Seigneur (…) Depuis l’année 2000, la célébration de la Miséricorde de Dieu appartient à la prière de l’Église » (Monseigneur d’ORNELLAS, La Miséricorde dessine l’image de mon pontificat, Jean-Paul II, Éditions Parole et Silence, 2006)

Saint Jean-Paul II est décédé le 2 avril 2005, à l’aube de la fête de la Miséricorde Divine qu’il avait lui-même instituée.

La date choisie par Jésus Lui-même met en évidence le rapport étroit qui existe entre le mystère pascal de la Rédemption et cette fête (PJ 89), dont la liturgie célébrait déjà Dieu, « riche en Miséricorde ».

Durant le Triduum pascal l’Église célèbre la Passion, la mort et le premier dimanche de Pâques, la Résurrection du Seigneur. Le Deuxième Dimanche de Pâques, dans la liturgie de l’Église, les oraisons de la messe ainsi que les lectures exaltent la miséricorde infinie de Dieu. L’Évangile nous invite ce jour-là à contempler avec saint Thomas les pieds, les mains et le côté transpercé de Jésus, témoignages de la gravité du péché qui a transpercé le Christ, de notre péché qui continue à Le transpercer, mais aussi et surtout de son Amour Miséricordieux qui est plus fort que la mort, qui a vaincu la mort et le péché du monde, chacun de nos péchés a été porté et pardonné par le Christ Crucifié et Ressuscité !

Le choix de ce dimanche pour instituer la fête de la Miséricorde Divine a donc une profonde motivation théologique. Le Mystère de la Miséricorde Divine trouve en effet son reflet dans la Passion, la mort et la Résurrection de Jésus-Christ. La Rédemption est inséparable du mystère de l’amour Miséricordieux.

SEMAINE SAINTE

LA RÉSURECTION DU CHRIST - DIMANCHE DE PÂQUES

Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !!!

La journée de Pâques est joyeuse et la liturgie en est l’image vivante. Beaux chants, fleurs et décorations viennent l’embellir. Lors de cette messe, on voit souvent un renouvellement des promesses baptismales et le prêtre bénit les fidèles en les aspergeant d’eau bénite. Le dimanche de Pâques inaugure le temps pascal qui dure cinquante jours et se clôt avec la Pentecôte.

Qu’est-ce que Pâques ?

Le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la Résurrection de Jésus. La fête de Pâques survient juste après la Semaine sainte, qui s’achève par la mort de Jésus et sa mise au tombeau.
« Nous vous annonçons la Bonne nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus » (Ac 13, 32-33)

Pour les chrétiens, la Résurrection de Jésus est la vérité culminante de leur foi dans le Christ. Elle symbolise la victoire de la vie sur la mort et l’entrée, pour tout chrétien, dans une nouvelle ère. Les catholiques la célèbrent lors d’une messe.

Quelle est la signification de Pâques ?

Trois jours après la mort de Jésus, des femmes puis quelques disciples se rendent au tombeau pour « achever d’embaumer le corps de Jésus » (Mc 16, 1; Lc 24, 1). En effet, celui-ci avait été déposé rapidement dans un linceul le vendredi soir, car le sabbat juif commençait et on ne pouvait plus travailler ni s’occuper des morts (Jn 19, 31-42). Mais ils voient que quelqu’un a roulé la lourde pierre : le tombeau est vide.

Ses amis, les Apôtres et Marie, sa mère, tous ensemble font éclater leur joie dans Jérusalem : « Jésus le crucifié, Dieu l’a ressuscité, il est vivant. » (Mt 28, 1-10).
Ces témoins courent chercher Pierre et Jean qui constatent eux aussi que le tombeau est vide (Jn 20, 1-10). Jean, dans son Évangile, note qu’ils trouvent posé à terre dans le tombeau les linges qui couvraient le corps. Pour Jean, c’est à la fois un indice et un signe. En effet, si on avait volé le corps, on aurait pris les linges qui recouvraient le cadavre, donc ce n’est pas un vol. Ensuite, les linges de la mort sont restés dans le tombeau, mais lui, Jésus n’est pas là. Alors Jean comprend que ce que Jésus avait annoncé ; « il vit et il crut » (Jn 20, 8) : Jésus est vainqueur de la mort.

LA VIGILE PASCALE

Qu’est-ce que la Vigile pascale.

Point d’impact du mystère ! Jésus est mort, mis au tombeau, il s’est offert en sacrifice en souffrant sur la croix pour les hommes. Ce soir, au climax de ce temps, la lumière défait les ténèbres. Fête par excellence, la Vigile pascale (nuit du samedi au dimanche se terminant aux premières lueurs de l’aube) éblouit toute la chrétienté par la résurrection de Jésus Christ.

C’est un jour d’attente. On dit que Jésus est descendu parmi les morts pour ramener vers le Ciel les âmes justes mortes avant son sacrifice. La procession de la lumière permet aux fidèles d’entrer dans l’église, alors plongée dans l’obscurité, et le nouveau cierge pascal est allumé. La liturgie de la Parole rappelle toute l’histoire du Salut . On retrouve avec bonheur l’Alleluia et le Gloria. Les cloches des églises se remettent enfin à sonner pour le plaisir de tous, et en particulier des dormeurs.

Quelle est la signification de la Vigile pascale

De l’ombre à la lumière réside le mystère de l’Alpha et de l’Oméga.

VENDREDI SAINT- LA PASSION DU CHRIST

Qu’est-ce que le Vendredi Saint ?

Le Vendredi saint, soit le vendredi précédant la fête de Pâques, les chrétiens commémorent l’arrestation, le procès et la mort de Jésus sur la Croix. Ce jour-là, les chrétiens se recueillent sur la condamnation à mort de Jésus innocent par le procurateur romain Pilate et sur son exécution selon les règles romaines : flagellation et crucifixion. L’office du Vendredi saint comporte le récit de la Passion du Christ et la vénération de la Croix. Le chemin de croix qui est proposé n’est pas un office liturgique mais un exercice de piété. La couleur liturgique est le rouge.

Quelle est la signification de la PASSION ?

Dès les premiers textes du Nouveau Testament, la mort de Jésus sur la Croix ne fut pas considérée comme un déshonneur mais plutôt comme le signe de sa Passion qui conduit à sa Résurrection. L’adoration de la Croix est née à Jérusalem où le rite se déroulait sur le Golgotha lui-même. Au VIe siècle, il a été adopté à Rome. Le pape commençait l’office du Vendredi saint par une procession d’une relique de la vraie Croix.

Depuis la paix de Constantin en 313, des foules de chrétiens ont voulu, chaque année, se trouver à Jérusalem durant la semaine de la Passion du Christ. Les pèlerins refont le chemin que Jésus a parcouru durant les jours et les heures qui ont précédé sa mort. Au XIVe siècle, les franciscains ont organisé l’itinéraire de Jésus dans Jérusalem, allant du tribunal de Pilate, en bas de la ville, jusqu’au Golgotha. C’est la Via dolorosa. Ils ont eu l’idée d’adapter cette forme de méditation sur la Passion du Christ, son chemin de Croix, à travers quatorze méditations ou stations. Dans le monde, dans chaque église se trouve un ensemble de quatorze tableaux qui est appelé « chemin de croix ». À chaque Vendredi saint, en s’arrêtant devant chacune des stations, les chrétiens se remémorent les derniers moments de la vie de Jésus.

LE JEUDI SAINT- LA SAINTE CÈNE

Qu’est-ce que le Jeudi Saint

Le Jeudi saint porte ce nom car il est celui qui précède la fête de Pâque. Les chrétiens célèbrent la Cène (en latin cena : repas du soir). C’est ce dernier repas que Jésus partage avec ces disciples le soir précédant sa mort. Ce repas auquel il donne une signification particulière est à l’origine de la pratique chrétienne de l’eucharistie.

C’est la fête de l’Eucharistie, et donc des prêtres. On y fait mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. La messe du Jeudi saint est parfois appelée « mandatum » (mot latin signifiant commandement) en référence au Christ qui, lavant les pieds de ses apôtres, leur a recommandé de s’aimer les uns les autres. En effet, lorsqu’on lave les pieds de quelqu’un, on s’abaisse devant lui et ce geste d’humilité peut être interprété comme un témoignage d’amour. Très souvent, le célébrant reproduit cela au cours de la célébration.

À la fin de la messe, le Saint-Sacrement est porté en procession jusqu’à un lieu appelé le reposoir. Ceux qui le souhaitent sont invités à venir y prier en silence pour s’associer à l’agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. Une façon de veiller avec lui dans la nuit. On peut également lire à voix haute les dernières paroles du Christ à ses disciples (Jean 13,31 – 17,26). On ôte nappes et ornements de l’église et on voile croix et statues. A partir de là, les cloches se taisent jusqu’à Pâques.

Quelle est la signification de la Sainte Cène.

Le contexte de la Cène est celui d’un repas quasi liturgique comme celui pris par les confréries religieuses juives. On y faisait mémoire de l’Exode, on y célébrait la présence active de Dieu et de son Peuple, on attendait le Royaume. Ces repas étaient un authentique culte rendu à domicile. Marc, l’évangéliste, interprète le dernier repas de Jésus (Mc 14,22-25). Il met en scène la Pâque de Jésus qui pour lui, va accomplir celle d’Israël.

Pour Marc, il s’agit d’un véritable passage, celui qui va du rituel juif au rituel chrétien. Pour ses disciples, Jésus par ces paroles identifie son corps et son sang au pain et au vin. Sa mort prochaine est un nouveau sacrifice pascal. Ce repas est pour Marc et, à sa suite, Luc et Matthieu, celui de la fête du Messie, sa Pâque, son passage de la mort à la vie et la libération qu’elle offre à ceux qui la mangent avec lui.

DIMANCHE DES RAMEAUX

Qu’est-ce que le dimanche des Rameaux ?

Le dimanche des Rameaux est le premier jour de la Semaine sainte qui se termine avec le dimanche de Pâques. Les chrétiens fêtent l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem pour la Pâque juive. La célébration religieuse est marquée par la bénédiction des rameaux, toujours verts et signe de vitalité, et par la lecture du texte de la Passion de Jésus. La couleur liturgique est le rouge.

Quelle est la signification de la fête des Rameaux ?

Les quatre évangiles décrivent l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem sur un ânon. Ce détail est important. Avant d’entrer à Jérusalem, Jésus a envoyé deux de ses disciples afin de préparer son arrivée : « Allez au village qui est devant vous : dès que vous y entrez, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu’un vous dit : « Pourquoi faites-vous cela ? » Répondez : « Le Seigneur en a besoin. » » (Mt 11, 2-3).

Le choix de la monture par Jésus est délibéré. Il exerce le droit d’un chef à réquisitionner une monture, et c’est un âne. Ce détail est porteur d’un message. Si Jésus avait voulu entrer à Jérusalem en chevauchant un cheval ou un chameau, il aurait demandé à ses disciples d’en choisir un. Aux portes de la ville, la foule qui l’acclame sait que cet homme a rendu la vie à son ami Lazare, qu’il a parcouru le pays en faisant du bien. C’est l’humilité de Jésus, roi de Jérusalem, qui est soulignée par Matthieu (21, 5). Il fait son entrée à Jérusalem sur la monture des pères d’Israël et non sur celle des riches et des puissants. L’ânon n’est pas un choix par défaut mais l’accomplissement d’une prophétie biblique. En effet, l’évangéliste Jean raconte comment Jésus trouve un ânon et s’assied dessus. Les disciples font le lien avec la prophétie de Zacharie (9,9) : « Ne crains pas, fille de Sion, voici ton roi qui vient, il est monté sur le petit d’une ânesse. » Les gens s’interrogent.  Si Jésus accomplit la prophétie de Zacharie, est ce qu’il ne serait  pas un envoyé de Dieu ? Selon les évangélistes, Jésus fut lui-même l’instigateur de cet acte symbolique. La nature de l’autorité de Jésus est ainsi révélée : Jésus, Messie d’Israël, réclame le retour de Jérusalem à Dieu.